Tournoi World of Tanks au Meltdown: Comment devenir un pro gamer

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Tu vois maman, j’avais raison de passer tout ce temps sur mon PC quand j’avais 15 ans!

Ça y est, je peux le dire, après 25 ans passés à triturer des manettes, des claviers, des souris: je fais enfin partie de l’élite, la crème de la crème, la cerise sur le cake (is a lie). Je suis un Pro-gamer. Enfin… un e-sportif. Bon…un joueur normal, mais qui gagne des sous en jouant. Qui en a gagné en tout cas. Une fois au moins.

Bref, me faites pas chier, je viens de gagner de la thune, du flouze, des pépettes en participant à un tournoi de jeux. Et c’était cool. Et 40 euroballes c’est quand même pas rien. De quoi payer mes trois cocktails et mon burger de vainqueur.

Et là, verts de jalousie, vous vous demandez: « Mais…mais…comment est-ce possible? Puis-je moi aussi gravir les marches de l’Olympe et accéder au Valhala des gamers? » La réponse mes amis, est oui. Laissez moi vous expliquer comment.

Le jeu? World of tanks. L’excellent team-based-slow-fps-à-chenilles-en-free2play qui rassemble plus de 40 millions de joueurs dans le monde. Le lieu? Le Meltdown, le meilleur (et le seul) esports bar du centre de Paris. L’occasion? Les tournois de juillet sponsorisés par Wargaming, les biélorusses à l’origine du phénomène gaming ayant remis les Panzers au goût du jour avant Angela Merkel et l’Eurogroupe. Les prix? Des polos d’e-Sport qui déchirent et 300 euros de cash prize!

Le Polo Wargaming, le polo des vainqueurs

Le Polo Wargaming, le polo des vainqueurs (et une photo scandaleusement dégueulasse)

La foule en délire laissa éclater sa joie et des filles aux seins nus se jetèrent sur nous

Ca s’est presque passé comme ça.

Laissez moi vous mettre dans l’ambiance: Après avoir lu le post de Wargaming sur le tournoi, on se chauffe avec mon pote RostyKrouk. « Allez viens ca fait trois ans qu’on joue à ce jeu, il est temps de se mesurer aux PGM, je suis sur qu’on peut battre une ou deux équipes » « Ouais mais on est que deux et c’est des équipes de cinq » « t’inquiète y’aura d’autres looser joueurs en manque de coéquipiers« .

Vu le temps qu’on a passé ces dernières années sur les jeux wargaming: World of Tanks, Generals et World of Warships. On espère bien avoir une chance de faire des étincelles. Après tout c’est probablement le seul type de gameplay où nos doigts arthritiques de trentenaires ne seront pas un obstacle puisque la réflexion et la tactique comptent beaucoup plus que les réflexes dans WoT.

Nous descendons fièrement le boulevard Beaumarchais, les cheveux au vent (enfin les miens, lui il n’en a plus beaucoup), le soleil burine nos fiers visages, la volonté de vaincre et le stress de se faire doser par des gens qui ont la moitié de notre age fait résonner nos coeurs.

On se pointe au Meltdown à 19h. Pour ceux qui ne connaissent pas c’est un bar qui, non content de servir bières, cocktails et burgers à des prix défiant toute concurrence dans son quartier, laisse en libre service plusieurs consoles et une quinzaine de PC pour ses clients. C’est gratos de jouer ou, comme dans notre cas, de s’inscrire aux tournois régulièrement organisés. Et c’est grave de la balle.

 

Une cave décorée, équipée, alcoolisée, pleine de geeks en train de se mettre des mandales

Ce soir là pas moins de trois (!!) tournois en parallèle: Street Fighter IV, Super Smash Bros et, sur les PC rutilants, World of Tanks.

Le format: des équipes de 5 joueurs. Le problème? tout le monde s’est pointé en duo ou en trio, et les niveaux sont super hétérogènes. Il y a des vraiment bons joueurs (WN8 supérieur a 2000 pour ceux qui connaissent, avec des membres de l’équipe Millenium), il y a nous, plutôt pas mauvais (WN8 a 1300-1400) et il y a des débutants, des gens qui soit n’ont jamais joué, soit en sont a débloquer leurs premiers tanks tier 8 (ca vient rapidement).

L’organisateur, par ailleurs un mec super cool joueur pro de Hearthstone à ses heures perdues, se concerte avec les quinze joueurs présents. Le but c’est de s’amuser, de proposer des matchs équilibrés, et de balancer du gros jeu. La décision est prise: on casse les groupes de potes et on réparti les joueurs de chaque niveau entre les trois équipes.

Maintenant entre RostyKrouk et moi, c’est une lutte à mort. Le père doit tuer le fils, ou l’inverse.

Tu Quoque Mi Fili!

On s’est également mis d’accord sur le format: dans chaque équipe, le meilleur joueur prend un tier 8, les 3 suivants prennent des tiers 6, et le débutant prend un tier 1 (et serre les fesses).

En ce qui concerne le tier 8, les choix des trois capitaines d’équipes sont unanimes: ils ont tous opté pour l’AMX 50 100, un char français pas très blindé mais disposant d’un barillet de 6 coups, idéal pour se débarasser de nombreuses cibles faciles à tuer.

Les chars lourds francais: un concentré de puissance de feu dans un blindage en carton

Les chars lourds francais: un concentré de puissance de feu dans un blindage en carton

Pour les tier 1, pas trop de discussion non plus, tout le monde prend le T1 Cunningham américain, plutot rapide pour son tier et avec une distance de vue potable. De toute façon son rôle sera de se mettre dans un buisson là où son équipe ne va pas, et repérer l’équipe ennemie si elle passe de ce coté.

Je ne vais pas vous détailler tous les matchs. Il vous suffira de savoir que dans chacune des trois confrontations entre nos deux équipes, j’ai tué RostyKrouk. Comme une petite pute, certes, mais quand même. Ou un faux-frère. Oui aussi. Un salopard de planqué. Oui, j’ai eu droit à tout. Mais il a crevé la gueule ouverte dans une carcasse flambante de tank allemand cheaté. Ça lui apprendra.

Et sinon son équipe a gagné, la mienne est arrivée deuxième. Je sais, c’est moche. Il n’y a aucune justice, life is a biche.

La vie est une biche. And then you die.

La vie est une biche. And then you die.

 

Scandale et corruption de l’arbitre. On est pas à la FIFA ici! Et puis la piste était lourde et les sangliers ont mangé des cochonneries…

Oui ok je vous vois venir.

Vous vous êtes tappé trois pages de conneries pour comprendre que je n’ai pas gagné gagné. Que je suis pas un vrai e-sportif, un champion, un vainqueur, tout ca tout ca. SAUF QUE.

Sauf que j’ai quand même passé une super soirée, avec des mecs que je connaissais pas, dans une bonne ambiance à la fois compétitive et pleine de camaraderie, sur un jeu dément, et que je suis reparti avec un polo qui envoie du lourd et du cash pour me faire plaisir. Assez pour m’acheter un mois de premium et 7000 gold dans world of tanks

Alors je ne peux que vous encourager à faire pareil. Vous aussi devenez une quasi-légende, un Ubermensch sur lequel se retournent les filles, quelqu’un dont on demande l’autographe dans les salles obscures. Oui. Soyez grands.

Inscrivez vous aux prochains tournoi du Meltdown, sur du WoT, du LoL, du DOTA, du Super Street Fighter IV ou tout autre jeu qui vous fait envie. Venez vous mesurer aux autres en picolant, et avec un peu de chance vous repartirez comme moi avec des monies pour vos homies!

cash prize pour un bien beau tournoi

Monies for my homies – chappie loves mommies

About Author

Trentenaire passé par l'industrie avant d'aller chercher bonne fortune ailleurs, j'aime la plupart des genres de jeux vidéo PC, avec un préférence pour les RTS et les RPG.

Un commentaire

  1. Super article, merci à toi d’être venu et j’espère qu’on te reverra bientôt pour cette fois-ci peut-être décrocher l’or et devenir une super star internationale dans tout ton groupe d’amis !