Test Cities : Skylines sur PC

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Jeu: Cities: Skylines
Editeur: Paradox Interactive
Développeur: Colossal Order
Date de sortie: 10/03/15
Genre: Gestion/Stratégie, City Builder
Temps de pause avant écriture: 10 jours

Temps de jeu pour ce test: 16h
Verdict après cette première bouchée: On ne peut pas s’arrêter

En bref

Un zeste de Sim City 4, un soupçon de gout du jour, une pincée de bon sens. Vous obtenez un titre qui contentera les plus acharnés du genre mais qui dispose de suffisamment d’argument pour intéresser les débutants.

Sim Cities: Skylines, c’est pas cher et c’est bien. Un jeu capable de vous faire commencer une partie à 21h pour décrocher à 6h le lendemain en entendant le chant des oiseaux (true story) …

Au menu :

  • Une implémentation de Steam Workshop aux petits oignons
  • Un outil pour créer, modifier, personnaliser les bâtiments et les échanger
  • Des outils in-game simples mais efficaces
  • Un prix remarquable (27€ …)

Simple, mais pas sans échec. Le souci du titre c’est de ne pas proposer de phase de tuto assez poussée, du coup les premières tentatives de villes entrainent très rapidement des échecs. Le manque de description des divers bâtiments est aussi un problème, mais c’est une sorte de standard dans les Builder.

Mais pourquoi j’aurais besoin d’un wiki qui me dit qu’un parc fait chuter la valeur foncière d’une zone commerciale? Vous pouvez pas me le mettre dans l’interface? Ou me donner ce genre de principe dans un tutoriel? ah non faut apprendre par l’échec, d’accord maître.

En Finlande on a également une conception particulière du terme « zone résidentielle à haut densité » (des grands buildings) où, à priori, il y aurait moins d’enfants et beaucoup plus de jeunes adultes. Du coup, on est vite en déclin sur la courbe d’âge à tenter de foutre des grattes ciels dans toute sa ville. Impossible de faire se connecter des bords de map entre sa ville et une zone que l’on ne contrôle pas… C’est en vue d’un DLC multi-ville ?

Bref un excellent jeu, pas parfait mais un bon gros bouffe temps pour futur maître du monde.

 


 

En pas Bref

« Oh Rodrigo pache moi la truellch oh caralho ».

Ce sont les premiers mots qui me sont venus à l’idée lorsque j’ai aperçu la cover de Sim Cities: Skylines. Puis des souvenirs d’enfance et d’adolescence, un sigle RCI, des zones jaunes, des bleues, des vertes. Puis le néant, plus rien, le souvenir d’une attente longues et pénible – Sim City 4 a déjà 12 ans …

 

King of the hill

Putain 12 ans ! 12 ans que siège sur le trône des 7 couronnes le fier héritier de la famille Maxis, le très célèbre roi Sim City 4. Son petit frère Sim City 5, le regard assombri par l’échec de son coup d’état, tente de se remettre de sa pitoyable défaite. Pourtant sur le papier il avait tout d’un grand. Et ce n’est pas les tentatives de la famille de Monte Cristo qui ont fait vaciller le pouvoir, malgré les batailles de la City XL, XXL, XXXL, XXXXXXXXXL Platinium/Gold/Mega/Ultra (c’est comme les déclinaisons de Street Fighter mais en mauvais). 12 ans dans le jeu vidéo c’est long … Et le roi est sur le point de céder son trône face à une petite horde de sauvageons venus du nord, les finlandais de Colossal Order.

 

It’s new dawn, it’s a new day, it’s a new life …

Qu’on se le dise tout de suite, Sim Cities: Skylines est une référence en la matière. Le genre de jeu capable de vous scotcher devant votre PC jusqu’au lever du soleil. Pourquoi réinventer un genre quand un chef d’oeuvre existe ? (c’est ce que vous dirait n’importe quel développeur au monde) il n’y a qu’a reprendre ce qui marche et y agrémenter des éléments de bon sens et sa touche personnelle. Car oui Sim Cities: Skylines ressemble à une version 2015 de Sim City 4 avec des ajouts de bon sens et la prise en compte de tout ce qui nous a fait grogner sur les Builder nouvelle génération.

 

In da street

Première innovation, et non des moindres, le système de création routière. J’ai rarement vu un outil aussi pratique dans un Builder. Pour tracer une route, trois possibilités : ligne droite, courbe, free form. Trois possibilités d’une souplesse et d’un simplicité enfantine (je n’ai pas dit débutant au contraire).

On tire un trait de A à B et on voit se dessiner des petits cubes autour de cette route, et voilà ce qu’il fallait déduire de la plupart des Builder apparaît par un chouette élément d’interface très simple. Car oui ces cubes représentent les éléments viable pour l’implémentation de bâtiments.

 

Br*sh me I’m famous

Encore une fois, le zoning, nerf de la guerre dans tout Builder. Encore une fois, des outils d’un simplicité redoutables. Comme dans Sim City 4, trois Zones possibles et une jauge de demande. Vert pour le Résidentiel, Bleu pour le Commercial et Orange pour l’Industriel == RCI !

Pour zoner, trois outils également : un sélecteur classique, un automatic fill d’un clic on alloue automatiquement toute une zone, une option brush qui a tel un photoshop nous permet de passer le curseur de façon libre pour zoner.

 

Ma 6-T va craqué

Jusque là Sim Cities: Skylines se contente de reprendre ce que faisait son maître  en y ajoutant des éléments faisaient guise d’état de l’art des productions actuelles. Et finalement on en vient vite à se dire qu’il est la le Sim City 5 et pas dans le titre décevant que nous ont pondus les équipes de Maxis/EA.

Mais non content de reprendre ce qui marche, Colossal Order nous sort la killer feature. La possibilité nous permettant de dessiner des quartier d’un simple coup de pinceau, à quoi bon ? et bien pour du micro management de quartier ! D’un coup d’un seul on peut définir le type d’industrie que l’on souhaite voir apparaître dans telle ou telle zone. On peut augmenter ou baisser les impôts pour telle ou telle zone. Adopter des décrets localement ! Une idée de génie mais qui une fois en jeu passe tellement pour du bon sens.

 

Fin des travaux

Je l’attendait depuis longtemps, le remplaçant de Sim City 4 est bien là et avec de beaux atouts. Ne négligeant quasiment aucun aspect des softs du passé Sim Cities: Skylines propose quelque chose de rafraichissant sans fausses notes. On espère que Paradox Interactive ne tombera pas dans ses travers à proposer des DLC hors de prix.

Bien qu’il ne soit pas dénué de défauts, en effet, quelques petits bug/ glitch/ WTF/ incompréhensions jonchent le titre, traduisant d’un certain manque de maturité dans le développement qui seront certainement corrigés dans des patchs à venir.

En attendant c’est bien le Builder qui vous tiendra en haleine pendant de nombreux mois/années.

 

Note: Après ce premier test, un autre membre de la rédaction a voulu exprimer son désaccord et le fait qu’il n’avait pas été emballé tant que ça . Vous trouverez ici son contre-test.

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Grand stratège devant l'éternel de Football Manager. Ma devise : "si y a gazon, y a match".

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