Critique Série TV: Better Call Saul

0

Épisodes visionnés avant review : 8

On ne peut
plus s'arrêter !

Better Call Saul n'est pas un produit dérivé de Breaking Bad. C'est bien pensé, inventif, les dialogues sont excellents. Bob Odenkirk s'en donne à cœur joie, sa prestation est convaincante. AMC ne s'est pas trompé en commandant une deuxième saison.

saul

Bob Odenkirk aka James McGill aka Jimmy aka Saul Goodman

 

Le voilà enfin le prequel, spin-off (appelons-le comme on veut) de Breaking Bad ! Saul Goodman était l’un des personnages préférés du public dans BB, Vince Gilligan et Peter Gould ont voulu créer une série autour de lui.

Le constat est simple : Breaking Bad est la meilleure série TV ever. Ok, il y aura forcément des personnes pour protester, donc on dira que c’est la meilleure série dramatique ever. Là plus de place pour la polémique.

L’attente est donc grande pour Better Call Saul. On a peur d’être déçu, il faut l’avouer.

Le trailer de Netflix ne fait pas rêver :

Celui d’AMC rassure :

Il s’agit bien sur d’une série dramatique. Netflix devrait revoir sa copie si ils ne veulent pas tromper le téléspectateur non-informé.

La première scène de Better Call Saul est en noir et blanc. Gene est manager d’une pâtisserie dans un centre commercial d’Omaha, Nebraska. Il prépare la pâte, nettoie les tables et le four. Quand il a l’impression qu’un client le regarde bizarrement, Gene commence à avoir peur. Fausse alerte, soulagement.

Il passe ses soirées à visionner des vieilles pubs de Saul Goodman. Nostalgie d’une vie passée.

Générique. Esthétisme tout droit sorti des années 90.

On se retrouve au tribunal d’Albuquerque, Nouveau Mexique. James McGill récite son plaidoyer dans les toilettes. Il défend trois jeunes personnes qui ont fait une « connerie ». Il tente de séduire le jury, espérant une sanction clémente. Ces jeunes gens ont mutilé un cadavre dans une morgue et eut des pratiques sexuelles avec certains morceaux… Bref prison, et un chèque de 700$ pour notre avocat. James McGill est désespéré. Ses seules affaires sont les commissions d’office, il n’a pas de clientèle, son bureau est en fait un local de stockage dans un salon d’esthétisme vietnamien. Il s’occupe de son frère, avocat brillant qui souffre d’une grave hypersensibilité électromagnétique et qui donc vit reclus chez lui. James est fauché, il tente alors de s’associer avec deux jeunes losers afin de tendre un piège à des clients qui se sont tournés vers un cabinet huppé Hamlin Hamlin & McGill (fondé par son frère). Beaucoup d’humour dans le premier épisode, qui se termine toutefois par un pistolet sur le front de Jimmy, tenu par Tuco, truand bien connu des fans de Breaking Bad.

On arrête ici le spoiler. Le premier épisode est une réussite. Par la suite, on découvrira par bribes le passé de James McGill, ses tentatives parfois douteuses pour développer son activité. Le personnage de Jonathan Banks sera développé.

Attention au péché de gourmandise toutefois, le rythme de la première saison est élevé, on retrouve beaucoup de clins d’œil à Breaking Bad, les auteurs partent du principe que les spectateurs savent qui est Saul Goodman (aka Peter McGill au début), la série arrivera-t-elle à attirer un nouveau public ? Vu la qualité des premiers épisodes, oui je pense.

On a hâte de savoir quand et comment James McGill deviendra Saul Goodman, qui seront les autres personnages de Breaking Bad à apparaître dans la série (A priori Aaron Paul et Dean Norris ne seront pas de la partie). On a hâte oui, mais pas trop vite, on veut que ça dure.

 

Série : Better Call Saul
Créateurs : Vince Gilligan et Peter Gould
Diffusion US : AMC
Diffusion Fr : Netflix
Genre : Drame (avec une pincée de comique)
Temps de pause avant écriture : 3 jours

About Author

Casugamer, expert en rien, testeur en tout. @RostyKrouk

Comments are closed.