Critique ciné : Jurassic Whore

0

En résumé

40
Heuu j'ai pas
trop aimé !

Voila voila voila. On va dire que cet opus était un reboot, peut être nécessaire concernant la franchise pour mettre tout le monde au gout du jour, et qu'on développera une bonne histoire dans le deuxième opus. Car oui, avec les miyions de miyards de recettes qu’il est en train de faire, Universal ne s’arrêtera pas la. Pour le meilleur ? Espérons le...

 

Bienvenue à Jurassic Park, heuu World. Pardon

Bienvenue à Jurassic Park, heuu World. Pardon

Jurassic World, ou le film que l’on attendait pas

Il y a maintenant un an, j’ai découvert la première bande annonce du tant attendu Jurassic World. J’ai relevé la tête vers mes collègues de l’époque avec cette phrase : “C’est quoi ces CGI dégueulasses ?”, et puis celles là : “Depuis quand RTL9 produit avec Spielberg ?”et « Un dino modifié génétiquement? sérieusement ? »
Bref, je me suis promis, l’année passant, que j’irai voir Jurassic World sans trop en attendre. Les (déjà) 500 millions de milliards de recettes au box office, et les recommandations de certains amis ont même fini par me mettre dans de bonnes conditions. Aller, pourquoi pas!

2h et 11,20 euros (sa mère) plus tard…

Colin Trevorrow (le réalisateur du film) est un fan du premier opus, ça se voit. Il le proclame à chaque seconde de pellicule. Son film se place dans la droite lignée du premier Jurassic Park : vingt ans après, le parc a véritablement ouvert, et a été remis au goût du jour. Mais voila, après tout ce temps, les dinosaures ne sont plus aussi bandants, et les gens, comme avec tout, commencent à se lasser. Du coup la nouvelle bonne idée mise en place par la manager et le propriétaire du parc est de créer un super dino encore plus méchant et impressionnant : l’Indominus Rex (à ne pas confondre avec Maximus Decimus Meridius). Bien entendu rien ne va se passer comme prévu et la sale bête, trop intelligente pour nous peuple de la terre, va réussir à s’évader de sa cage en papier mâché.

Jurassic World - Oh, c'est tout cassé

Oh, bah zut, c’est tout cassé maintenant

A vrai dire, je ne sais pas par quoi commencer, il y a tellement de choses à dire sur ce film. Et vu la piètre qualité générale de la production, je ne veux pas non plus m’éterniser. Mon jugement est sûrement faussé par ma vision du premier Jurassic Park il y a plus de 20 ans (putain 20 ans).

Alors comment dire…

Grosso modo, il y a une grosse différence entre clins d’œil, et repompe totale de séquences : Jurassic World est dans la deuxième catégorie (coucou les gamins qui se font attaquer par le super dino dans leur caisse ou encore la madame qui court avec un fumigène pour attirer le T Rex…. etecétera etecétera).
A ça s’ajoutent des incohérences toutes plus farfelues les unes que les autres : donc l’Indominus Rex est réputé pour être moins con que les autres et être super balèze et on ne met qu’un gros garde qui s’endort pour la surveiller ? Personne n’a capté les traces montrant qu’elle avait grimpé sur le mur (oui c’est une femelle) avant d’ouvrir la porte pour inspecter l’enclos ? Toutes ses propriétés génétiques n’ont pas été catalogués avant, histoire de ne pas faire de boulette ?

Concernant les personnages, impossible de faire plus clichés. Oui je sais, je suis un gros rabat joie, qui est trop con et qui est trop vieux pour ces conneries… Mais quand même!
Nous avons donc:

  • L’ado qui fait la gueule et qui s’intéresse qu’au mini short des filles (qui pourrait lui en vouloir?)
  • Le petit gosse surexcité à la vue de chaque reptile
  • La tante un peu nunuche qui se consacre totalement à son boulot et qui court en talons aiguilles dans la jungle
  • Le mec badass qui dompte des vélociraptors et qui change complètement sa personnalité de blagueur en mec super sérieux qui fait tout le temps la gueule
  • Le méchant qui ne sert pas à grand chose et qui veut créer une armée de raptors (c’est le script du film) pour aider les soldats américains, alors qu’il a très bien vu qu’à la moindre occasion, ils pouvaient attaquer leur dompteur…

Tout manque de crédibilité, et en plus c’est plutôt mal joué. Non franchement, le seul qui s’en tire bien c’est notre bon vieux Omar Sy (sysy, je vous jure!), et je ne suis pas trop chauvin (lui par contre il est bien chauve).

Et puis et puis… Il y a cette deuxième moitié de film…

SPOILER ALERT.

Non l’instinct animal ne marche pas comme ça: pourquoi le T-Rex irait attaquer l’Indominus et non les raptors ? Pourquoi la grosse bébête de l’aquarium en sort tout d’un coup pour le bouffer, et qu’il ne le fait pas devant le public ?

Et puis toute cette histoire de domptage de raptor, on y croit peut être un tout petit peu, mais c’est anéanti en quelques secondes après es deux “revirements” de situations.

Jurassic World - Une histoire de domptage

Une histoire de domptage, ou l’homme qui murmurait à l’oreille des reptiles…

Il y a beaucoup de questions, je m’en suis peut-être trop posé, pourtant normalement c’est vraiment pas mon genre. Mais là, ça sautait tout simplement trop aux yeux.

Pour remuer le couteau dans la plaie, et fort malheureusement, la réalisation globale ne suit pas non plus. Certes c’est propre, mais ça en fait des tonnes, et cela ne remplacera pas l’étincelle des premiers dinosaures découverts en 1993. Et puis franchement, les CGI on en parle ? Parce que si c’est pour faire un rendu du parc comme une ville futuriste dans Civilization IV (oui le IV) je vais passer mon chemin. Après les monstres dentus sont plutôt bien foutus, mais bon, rien de dingos non plus.

Jurassic World - Aller les copains, en route pour l'aventure !

Aller les copains, en route pour l’aventure !

Du positif, il y en a quand même un peu. Le message global est plutôt intelligent quand on se frotte (un peu) les méninges, car Jurassic World est tout simplement une métaphore du système hollywoodien d’où il provient. Colin Treverrow se moque directement de ceux qui l’ont aidé à faire le film : à l’époque où les films de super héros et autres blockbusters vite faits / mal faits (bon des fois un peu bien faits) sont légion, Hollywood en veut encore plus. Et c’est bien ça le problème : le public se lasse (trop) vite, et Hollywood lui fournit absolument ce qu’il veut, quitte à mettre la créativité de côté. Après il y a aussi le sempiternel message concernant la relation entre la nature et l’homme : on a beau essayer de la maîtriser, on se plante toujours.

Jurassic World - Akala miam miam

Akala miam miam, donnez moi vos millions!

About Author

Comments are closed.